Historique de la TICAD

Recherche de : Ferdinand Bleka, président de AFRIJAPAN-africain et ancien ambassadeur du Japon, pionnier de la TICAD, Conseiller spécial du président de Afrijapan. Excellence Yasuchi Kurakochi.

TICAD vient du mot Anglais, « Tokyo » international conférence for Africa développement » qui veut dire en français « Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique »

L’initiative prise par le Gouvernement japonais d’organiser sur son sol une conférence sur le développement de l’Afrique s’inscrit dans le ferme engagement des autorités nippones à appuyer de façon significative le continent africain dans ses efforts pour sortir de la situation de précarité économique et sociale qui était encore celle de la quasi-totalité des pays africains sub-sahariens, au début des années 90. Elle est également l’aboutissement d’un processus de concertation politique au sein de la Communauté internationale.

Contexte Economique et Politico-Historique

Au cours des vingt dernières années, le développement économique et social de l’Afrique a été caractérisé par la stagnation et le déclin. Et, bien qu’un bon nombre de pays africains se soient courageusement engagés durant les années 80, dans des programmes d’Ajustement Structural et de Réformes Economiques, la plupart n’avaient par réussi à renverser la tendance. Par ailleurs, certains pays africains étaient confrontés à de graves problèmes liés au maintien de l’ordre public et de la paix sociale, découlant, dans la plupart des cas, de conflits intérieurs.

A la fin des années 80, la guerre froide était terminée et l’aide extérieure, qui n’était plus liées à des considérations d’ordre idéologique, allait être amputée d’une bonne part au profit des pays de l’Europe de l’Est, nouveaux adeptes de la démocratie et de l’économie de marché. Parallèlement, allait naître dans la plupart des pays pourvoyeurs d’aide, un sentiment de lassitude vis-à-vis de l’aide à l’Afrique, se traduisant par un climat hostile à l’assistance et l’investissement en direction du continent africain, amplifié dans certains cas, par des positions plus tranchées allant jusqu’à préconiser l’abandon pur et simple du continent africain : l’afro-pessimisme.

Néanmoins, le risque évident d’une marginalisation de l’Afrique attira particulièrement du Japon et de l’ «Africain-Américain ». Dès septembre 1992, seize Ambassadeurs japonais accrédités en Afrique subsaharienne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, et auprès des Nations Unies, se réunissaient à Tokyo pour discuter de la nécessité d’une réunion internationale pour examiner la question du développement économique de l4Afrique. Cette proposition fut immédiatement acceptée par le Gouvernement du Japon, qui la soumettra, pour adoption, à la 46ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. La préparation et l’organisation de la conférence furent conjointement confiées au Gouvernement du Japon, à l’Organisation des Nations Unies, et à la Coalition Mondiale pour l’Afrique.

Les Objectifs et la Préparation de la Conférence

Les co-organisateurs ont défini la conférence non comme une réunion de bailleurs de fonds, mais plutôt comme une concertation élargie entre 48 pays africains et des pays donateurs, notamment les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, la Norvège, la Suède, la Communauté Européenne, certaines agences spécialisées des Nations Unies, ainsi que des organisations non gouvernementales et des observateurs.

Plusieurs rencontre préparatoires ont eu lieu sous l’égide des trois co-organisateurs, notamment à Tokyo les 17 et 18 mars 1993, et à laquelle ont participé 13 pays africains (Botswana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Ghana, Kenya, Madagascar, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe).

Ces différentes rencontres ont permis d’élaborer le projet de la déclaration de Tokyo et de définir les principaux thèmes de la conférence, à savoir :

  • Réformes politiques et économiques
  • Expérience asiatique et développement africain
  • Coopération régionale et intégration
  • Aide d’urgence et développement.
Déclaration de NAIROBIE